A de beaux yeux verts
Vous avez un regard singulier et charmant ;
Comme la lune au fond du lac qui la reflète,
Votre prunelle, où brille une humide paillette,
Au coin de vos doux yeux roule languissamment ;
Ils semblent avoir pris ses feux au diamant ;
Ils sont de plus belle eau qu'une perle parfaite,
Et vos grands cils émus, de leur aile inquiète,
Ne voilent qu'à demi leur vif rayonnement.
Mille petits amours, à leur miroir de flamme,
Se viennent regarder et s'y trouvent plus beaux,
Et les désirs y vont rallumer leurs flambeaux.
Ils sont si transparents, qu'ils laissent voir votre âme,
Comme une fleur céleste au calice idéal
Que l'on apercevrait à travers un cristal.
Recueil La Comédie de la mort
Théophile Gautier (wikipedia)
Pierre Jules Théophile Gautier est un poète, romancier, peintre et critique d'art français, né à Tarbes le 30 août 1811[1] et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872 à 61 ans.
Né à Tarbes le 30 août 1811[1], le tout jeune Théophile garde longtemps « le souvenir des montagnes bleues ». Il a trois ans lorsque sa famille s'installe à Paris. Malgré son jeune âge, il éprouve de la nostalgie et s'habitue mal à son nouvel environnement[2]. Lecteur avide, il a cinq ans lorsqu'il commence à lire[2]. Sa grande passion est Robinson Crusoe, qui fait sur lui une vive impression, puis Paul et Virginie ; il rêve de devenir marin, avant de se passionner pour le théâtre, notamment la peinture des décors[2].
En 1820, à l'âge de huit ans, il fait un bref séjour en tant que pensionnaire au lycée Louis-le-Grand. Ses parents doivent l'en retirer au bout d'un trimestre car il y dépérit[2]. Plus heureux comme « externe libre » au collège Charlemagne, Gautier y rencontre le jeune Gérard Labrunie (le futur Nerval) et manifeste un goût particulier pour les poètes latins dits décadents, les « grotesques » et pour la natation qu'il pratique assidument.
Il est en terminale lorsqu'il commence à fréquenter l'atelier du peintre Louis-Édouard Rioult (1790-1855), rue Saint-Antoine, et découvre à cette occasion qu'il souffre de myopie[2].
Sa rencontre le 27 juin 1829 avec « le maître » Victor Hugo, auquel le présentent Gérard et Petrus Borel précipite sa carrière d'écrivain. Le 25 février 1830, il participe à la bataille d'Hernani, vêtu d'un gilet rouge qui marquera durablement les esprits. Le soir même, il quitte l'atelier de Rioult.
Activité(s):Écrivain, poète, peintre et critique d'art
Naissance:30 août 1811
Tarbes
Décès:23 octobre 1872
Neuilly-sur-Seine
Mouvement(s):Romantisme, Parnasse



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